Alex Cameron

Alex Cameron, partenaire et chef du groupe Protection de l'information et de la vie privée chez Fasken Martineau a complété à la fois un programme de LLM avec concentration en droit et technologie et un LLD à uOttawa.

Pendant ses études à l'Université d'Ottawa il a été chercheur pour le On the Identity Trail Project, stagiaire au Electronic Privacy Information Centre et l'un des premiers étudiants au CIPPIC.

Père de trois enfants (le troisième est né seulement deux semaines avant sa soutenance de thèse!), il est marié à une autre diplômée en droit de uOttawa. Il adore le surf, la planche à bras (paddleboarding), il joue au hockey, et c'est un ancien coureur de descente en vélo de montagne et plongeur sauveteur certifié.

Pourriez-vous nous parler de votre emploi actuel? Sur quels types de projets travaillez-vous? À quoi ressemble votre journée-type?

Je suis présentement partenaire et chef du groupe Protection de l'information et de la vie privée chez Fasken Martineau. Ma pratique est centrée quasi exclusivement dans le domaine de la protection de l'information et de la vie privée. Mon travail est varié allant des avis et de la conformité dans ce domaine (notamment aider les entreprises à lancer leurs nouvelles innovations, produits ou services d'une manière à respecter les lois sur la vie privée), des problèmes reliés au monde du travail, des atteintes à la protection des données et des mandats en cybersécurité à la défense des actes de démarches réglementaires et les litiges en lien avec la vie privée.

Qu’est-ce qui vous plaît réellement à propos de votre poste?

Le droit en matière de protection de la vie privée constitue selon moi l'un des domaines du droit les plus passionnants et qui évolue rapidement. J'ai un grand intérêt pour ce domaine qui me stimule intellectuellement notamment parce que cela fait appel à la résolution de problèmes complexes et des solutions créatives et parce que cela implique que l'on prenne en considération les attentes et les normes sociales en constante évolution. Dans le cadre de beaucoup de projets sur lesquels on travaille avec les clients on se retrouve au premier rang des cas où les besoins organisationnels et les innovations dépendent de l'utilisation de renseignements personnels. Souvent il n'existe peu ou pas de précédents jurisprudentiels dans ce domaine. Une approche unique doit ainsi être prise pour ces problèmes.

Quels sont les défis?

La technologie et l'innovation évolue rapidement et comportent souvent des implications importantes en lien avec la vie privée. Conseiller des clients dans ce domaine (tel que mentionné plus haut) où il n'existe habituellement peu ou pas de précédent jurisprudentiel est à la fois passionnant et représente tout un défi. La communication et la collaboration efficaces, précisément avec des experts en technologie de l'information, peut parfois comporter des défis puisque les gens d'affaires et les avocats cherchent à comprendre le fonctionnement et les implications des nouvelles technologies. Cela exige un apprentissage prudent et constant.

Qu'avez-vous étudié à la faculté de droit et technologie de uOttawa?

Un programme de LLM avec concentration en droit et technologie et un LLD. Mon directeur était le Dr Ian Kerr. Mes études portaient sur la vie privée et la propriété intellectuelle et de manière plus précise, ma thèse de doctorat portait sur le concept de "vie privée intellectuelle" et défendait le fait que cela joue un rôle important en lien avec la loi sur le droit d'auteur.

Pourriez-vous partager certains de vos souvenirs de l'époque où vous étudiez le droit et la technologie à uOttawa?

Participer au On the Identity Trail Project (notamment les présentations à Paris et Chicago), être conseiller juridique au CIPPIC pour la BMG Canada Inc c Doe vivre à Washington DC durant mon stage chez EPIC, rencontrer des responsables des politiques ainsi que de paraître devant des comités du Sénat et de la Chambre des communes font partie des aspects que j'ai le plus appréciés à cette époque. Mais par-dessus tout, mes souvenirs les plus précieux sont les personnes extrêmement intelligentes (la faculté, mes camarades de classe et les chercheurs multidisciplinaires) avec qui j'ai eu l'incroyable chance de travailler lors de mes études à uOttawa. Elles sont tout à fait de niveau international.

De quelle façon vos études en droit et en technologie à uOttawa vous ont-elles aidé à vous rendre où vous êtes maintenant?

Je me suis toujours senti très privilégié d'avoir étudié au programme de droit et de technologie de uOttawa et cela m'a sans aucun doute aidé à me rendre où je suis aujourd'hui. Lors d'un des premiers entretiens avec un client auquel j'ai assisté à mon cabinet après ma graduation, on a mentionné que j'avais obtenu mon doctorat à uOttawa et le client a exprimé à quel point il était enchanté que je puisse apporter ma "vision" au projet. Ce commentaire démontre bien le fait que plusieurs des dimensions juridiques concernant les questions de la vie privée ne sont pas tranchées au couteau ou susceptibles d`être réglé en se référant aux précédents, mais exigent plutôt une vision plus large des étapes devant être suivies ou non selon un contexte donné. Mes études qui ont évidemment abordé une variété d'aspects et de perspectives en lien avec la vie privée notamment de diverses disciplines autres que le droit, m'ont bien préparé à travailler sur des problèmes nouveaux et passionnants dans ma pratique.

Avez-vous des conseils pour les étudiants actuels à uOttawa et le centre de recherche en droit, technologie et société? Et pour ceux qui songent à s'inscrire en droit et technologie à uOttawa?

À la fois pour les étudiants actuels et futurs, je vous encourage à poursuivre vos études et à  profiter de la grande liberté dont vous disposez pour découvrir vos propres intérêts. Tout comme moi, il vous arrivera peut-être un jour d'avoir la chance de vous découvrir une passion pour certains aspects du droit et de la technologie qui se retrouvera au centre de votre travail au cours de votre carrière. Ce qui compte avant tout c'est d'avoir du plaisir.

janvier 2016

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