Colin Lachance

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Colin Lachance
Président et directeur général de l'Institut canadien d'information juridique

Colin Lachance

Biographie

Colin Lachance, président et directeur général de l'Institut canadien d'information juridique (CanLII) a complété, en     2013, le programme de LLM avec concentration en droit et technologie à l'Université d'Ottawa. En 2014, le Canadian Lawyer Magazine le nommait l'une des 25 personnes les plus influentes du système juridique et de la profession d'avocat dans la catégorie “porteurs de changement” et le Amercian Bar Association Journal l'a nommé "l'avocat rebel".

 Pourriez-vous nous parler de votre emploi actuel? Sur quels types de projets travaillez-vous? À quoi ressemble votre journée-type?

CanLII est la ressource en information juridique la plus utilisée et en tant que son président, j'ai le privilège d'aider à rendre le droit gratuit et accessible à tous. Je travaille tous les jours avec les cours, des entreprises de technologie, les différents barreaux et autres afin de répondre à cette mission. Plus récemment, avec le lancement de CanLII Connects et notre poussée vers les analyses de décisions et autres sources secondaires, je passe beaucoup plus de temps avec des développeurs web, des avocats, des éditeurs juridiques, des étudiants en droit et autres afin de voir comment nous pouvons repousser les limites et aider à rendre l’information juridique facile à apprendre et à comprendre.

Qu’est-ce qui vous plaît réellement à propos de votre poste?

C'est extrêmement gratifiant de faire partie d'un organisme à but non lucratif motivé par une mission et qui bénéficie d'un grand appui de la communauté juridique et du grand public. Étant quelqu'un qui souffre du "syndrome de la nouveauté", j'éprouve une grande satisfaction à être impliqué dans tous les aspects de notre entreprise et à baigner dans des problèmes traditionnels tels que rendre les cours et le système de justice accessibles ou à mener des choses de technologie de pointe comme la création et la co-animation (avec le CRDTS) d'un marathon de programmation de technologie légale et à lancer ce qui est peut-être l'API mondial (cela signifie "interface de programmation d'applications" pour les non techniques) qui donne un accès au niveau des métadonnées de l'information juridique actuelle de la portée entière d'un pays.

Quels sont les défis?

"Le syndrome de la nouveauté" à ses inconvénients. En raison de ressources limitées, pas tous les projets nommés ne peuvent être élaborés à leur plein potentiel. De plus, je fais régulièrement face à l'inconvénient du principe de la publicité des débats si essentiel à l'administration de la justice au Canada-à savoir l'impact sur les individus dont les détails privés sont contenus dans ces jugements. Sur une base presque quotidienne, nous recevons des courriels ainsi que des appels nous demandant de retirer du contenu. Bien que certaines histoires nous brisent le cœur, sans un réel interdit de publication ou l'application d'une loi limitant la portée d'information pouvant être publiée, il nous est impossible de supprimer ou d'altérer l'information que la cour a jugée adéquate.

Qu'avez-vous étudié à la faculté de droit et technologie de l'Université d'Ottawa?

Lorsque j'ai commencé, j'étais à l'emploi de la section d'affaires réglementaires et gouvernementales d'une entreprise de télécommunications nationales et mon intention était de creuser davantage dans les principes et les approches internationales afin d'établir des politiques et des cadres de réglementation dans les industries de technologie centrées sur l'internet, industries exigeantes en investissements et évoluant rapidement. Ce centre d'intérêts étroit s'est élargi après mon premier cours.

Comme la majorité de la pensée directrice et de l'action en droit des technologie se passe à l'Université d'Ottawa (même partout au Canada, plusieurs grands penseurs ont des racines en droit de l'Université d'Ottawa soit en tant qu'étudiants ou faculté), j'ai décidé d'élargir mes horizons plutôt que d'aller en profondeur. En même temps que mon départ pour CanLII, j'ai élargi mon centre d'intérêts en y ajoutant la réglementation en communication internet, les problèmes liés au libre accès et le rôle des médias sociaux dans la diffusion d'information juridique et l'amélioration de la vulgarisation juridique.

De quelle façon vos études en droit et en technologie à l'Université d'Ottawa vous ont-elles aidé à vous rendre où vous êtes maintenant?

Il est juste d'affirmer que si je ne m'étais pas inscrit au programme de droit et technologie de l'Université d'Ottawa je n'aurais pas vivement cherché à diriger CanLII. La trajectoire n'est pas directe, mais les sensations et la stimulation intellectuelle provoquées par mes cours de technopolitique et technoprudence m'ont fait comprendre très clairement que je devais suivre mes nouvelles passions dans une direction qui me permettrait de continuer à apprendre alors que les changements dans le droit/l'environnement technologique n'allaient que continuer à augmenter.

Avez-vous des conseils pour les étudiants actuels à l'Université d'Ottawa et le centre de recherche en droit, technologie et société?

En classe, participez à fond, avec dynamisme et ouverture d'esprit. Vous êtes entouré de personnes extraordinaires qui ont tout à vous enseigner si vous les aider à vous montrer le meilleur d'eux-mêmes. Vous n'êtes pas en classe pour remporter des débats mais bien pour comprendre des problèmes d'autant de points de vue que le temps le permet. Soit uniquement dans le cadre des cours du baccalauréat ou parmi les cours suivis avec les étudiants au JD, l'expérience que vous obtiendrez en tentant de comprendre la pensée des autres et leur façon de résoudre les problèmes vous sera beaucoup plus bénéfique à long terme que de vous concentrer sur la façon la plus rapide d'obtenir une bonne note.


Et pour ceux qui songent à s'inscrire en droit et technologie à l'Université d'Ottawa?

Tout simplement: n'importe quelle école peut vous donner un diplôme mais avec ce programme, vous obtiendrez une vraie éducation.

décembre 2014

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