Alana Maurushat

Carte électronique

Alana Maurushat
Chargée d'enseignement à la Faculty of Law de la University of New South Wales (UNSW) à Sydney et codirectrice de la Cyberspace Law and Policy Community, UNSW

Alana Maurushat

Biographie

Dr Alana Maurushat, chargée d'enseignement à la Faculty of Law de la University of New South Wales (UNSW) à Sydney et codirectrice de la Cyberspace Law and Policy Community, UNSW, est diplômée du programme de LLM avec concentration en droit et technologie à l'Université d'Ottawa.

Lorsqu'elle était étudiante à l'Université d'Ottawa, elle était assistante de recherche pour les professeurs Daniel Gervais et Ian Kerr, chercheuse pour la Commission du droit d'auteur du Canada et assistante à l'enseignement en droit des biens.

Pourriez-vous nous parler de votre emploi actuel? Sur quels types de projets travaillez-vous? À quoi ressemble votre journée-type?

Mon temps est divisé en trois différents types de travail. D'abord, j’enseigne et je fais de la recherche dans les domaines de cybersécurité et de cybercrime et de façon plus générale, dans le domaine du droit des technologies de l'information. Présentement, le piratage identifié, le croisement entre la liberté d'expression légale et éthique dans les manifestations en ligne, me passionne plus particulièrement ainsi que les marchés à sécurité vulnérable. Je suis aussi impliquée dans un projet intensif de cinq ans avec un centre de recherche coopérative comprenant plus de 150 chercheurs créant de nouveaux outils analytiques de données volumineuses afin d'aider à l'application de la loi et aux renseignements pour des fins de sécurité nationale. Je fais partie de la section de la loi et des politiques et je vais travailler avec des agences gouvernementales en Australie et à l'étranger, avec des ingénieurs en logiciels informatiques et des analystes de données à la fois dans le secteur privé et public. Enfin, je siège sur le conseil d'administration d'une nouvelle entreprise, Internet Fraud Watchdog Global, une entreprise privée qui enquête sur les fraudes par internet, la manipulation de la sécurité et l'échange de produits de contrefaçon en ligne. Il est très gratifiant de voir des clients recouvrir leurs économies perdues suite à des fraudes par internet. Dans l'un de ces cas, nous avons rendu des boîtes de documents (oui, des boîtes de papiers et non pas des données) à la CIA. Le fraudeur international a été arrêté et a fait face à plusieurs chefs d'accusation de fraude et de blanchiment d'argent.

Qu’est-ce qui vous plaît réellement à propos de votre poste?

J'ai toujours adoré apprendre et dans le cadre de mes fonctions, j'apprends à tous les jours ce qui est essentiel pour rester à l'avant-garde dans un domaine qui évolue rapidement. Par le passé, je me suis souvent ennuyée après trois ou quatre ans à faire ce que je faisais ou étudiais et j'ai ainsi changé de poste, de lieu et même de profession. Je travaille dans le domaine de la cybersécurité et de la technologie de l'information depuis près de 14 ans et cela continue à me passionner et à capter mon attention. J'adore transmettre mes connaissances aux autres de même qu'apprendre de mes étudiants. J'adore aussi la résolution de problèmes. J'ai récemment travaillé sur un algorithme précis où l'on incluait des valeurs (légales et éthiques) dans le codage. Cela peut parfois prendre des mois avant de résoudre les derniers pépins. Et bien sûr, grâce à mon poste, j'ai la chance de voyager partout dans le monde aussi souvent que je le désire. Cela est l'une des meilleures choses à propos de mon travail.

Quels sont les défis?

La gestion du temps est mon plus grand défi autant dans mon travail que dans ma vie privée mais jusqu'à maintenant, j'ai réussi à maintenir un bon équilibre. Alors que cela est un problème auquel plusieurs personnes font face, essayer de rester au sommet de l'innovation technologique et des changements légaux dans de multiples juridictions rend la tâche encore plus difficile.

Pourquoi avez-vous choisi l'Université d'Ottawa pour votre LLM?

À l'époque, l'Université d'Ottawa était l'un des sept établissements dans le monde offrant un programme de droit et technologie. Durant mon processus de prise de décision, j'ai rencontré les professeurs Kerr et Geist. J'ai eu une grande discussion avec le professeur Kerr dans son bureau rempli de livres de philosophie et de robots et le professeur Geist m'a invité à dîner avec Lawrence Lessig. Cela fut une révélation pour moi. J'ai su que l'Université d'Ottawa serait l'environnement parfait pour moi et que le programme me plairait énormément.

Avez-vous des souvenirs de la période où vous avez étudié en droit et technologie à l'Université d'Ottawa que vous aimeriez partagés avec nous?

Cette expérience a changé ma vie. J'ai fait de la recherche avec les professeurs Kerr, Geist et Gervais pendant que j'étais à Ottawa et ils m'ont très bien encadrée. Le projet sur les mesures de protection technologique avec le professeur Kerr a été publié, il a grandement circulé et a été cité dans une décision d'une haute cour d'Australie. Les professeurs Geist et Gervais m'ont permis d'assister à leur place à quelques conférences locales et internationales (à Montréal, à Tokyo et à Genève). J'ai eu des opportunités en étudiant dans ce programme que je n'avais jamais eues en étudiant dans d'autres établissements. Cela fut enrichissant d'un point de vue professionnel et personnel.


De quelle façon vos études en droit et en technologie à l'Université d'Ottawa vous ont-elles aidé à vous rendre où vous êtes maintenant?

J'ai eu la chance d'obtenir une maîtrise dans un domaine émergent où il y avait une demande internationale pour des avocats en technologie de l'information ce qui m'a permis d'obtenir mon premier poste universitaire en tant que chargée de cours à l'Université de Hong Kong. L'Université d'Ottawa s'est vraiment portée à ma défense en rédigeant de superbes références et en contactant le doyen de l'époque pour chanter mes louanges. Depuis ce jour, la même équipe m'a offert son support pour l'application de bourses doctorales, me ramenant à Ottawa pour enseigner une session de janvier de même que pour collaborer à quelques projets de recherche mineurs.

Avez-vous des conseils pour les étudiants actuels à l'Université d'Ottawa et le centre de recherche en droit, technologie et société?

Dès ma première journée, on m'a conseillé de suivre chaque note de bas de page de chaque article nous étant attribué et de continuer à suivre les notes de bas de page. À l'époque, cela m'a semblé quelque peu ridicule et presque pointilleux, mais j'ai suivi ce conseil et c'est seulement au cours des dernières années que j'ai compris pourquoi. Je n'ai plus le temps de suivre les notes de bas de page, de lire pour le plaisir ou même de réfléchir profondément à certaines questions comme je le pouvais à ce moment. J'apprécie le fait d'avoir eu la chance de passer une année à compléter cette maîtrise. Et se rendre à l'université en patins sur le canal était également génial et toute une expérience.

janvier 2015

Haut de page